BOIT

Et alors, durer, ce n’est pas persévérer mais accomplir un programme.

VOIE

Chaque vision dans l’espace temps occupe beaucoup plus que sa place, chaque instant occupe des heures, chaque jour une vie entière. De cette façon peut être on couvre discrètement tout le temps de la vie, on se rend dense dans son propre temps.

PAND

Ne pas être fasciné par ce qui sera. Ce qui n’a pas été et sera.

ROTH

On me dit : cesse de faire l’enfant,
et je me souviens que je ne suis plus je suis celui qui suis l’enfant que je convoite, l’enfant loin encore de la convoitise de l’enfance.
Si cis ici six cis, lui là, voulant à la fois suivre celui qui le devance et être son fils. Ce fils-là qui, aîné aurait accompli cette révolution-ci, celle qui consiste en un retournement de l’engeance, de la chronologie, et de la paternité, à la fois les deux en un et un en deux et rien ou personne, pas même encore la trace d’un corps ou d’un être qu’il fut, aboli, incinéré dans cette harmonie.
Rien ni personne, sous tendu par cette petite chanson dérisoire ou au moins simplement discrète, qui le maintient, rien, encore suffisamment consistant pour traverser l’espace, l’étendue-temps, sans disparaître totalement, perdurer ou per-errer, dans cette telle violence et déchirure qu’elle en est, non inhospitalière, insensible, blanche ou bruit blanc, neige, lumière du nord valant jusqu’à un certain point béance, blanc d’œil crevé, lacune sans manque, juste une faute de frappe d’une lagune absente.

NSIT

En combien de temps le temps entre en nous. Comment habiter un terrain, des années dans l’enfance nous forge. Topologies.
Comment, humain, quelque chose de plus fort peut nous desceller dans l’instant ou presque, nous extraire du lieu.
Harmonie et convergence préparant dans le champ de l’humain la distance et l’effacement. Violence.

DIEU

Mon ombre aussi consistante que moi.
Le soleil me chauffe le dos sur le chemin.

EDRE

Contact avec la terre. J’ai eu longtemps peur que la puissance que je pouvais ressentir en moi ne soit qu’une illusion. Maintenant que j’ai pu en exprimer une part suffisante, je me moque d’en faire la démonstration, et m’en détourne comme d’un object déjà atteint.

BGIR

Vous faites parler les animaux, Dante fait parler les hommes à la limite où ils n’en sont plus.

OEAN

Si on donnait la possibilité à l’océan de s’exprimer avec nos signes, qu’exprimerait-il ?

EECL

Si une métaphysique est possible, elle est là pour exhausser le réel.

CHRB

Le mouvement de l’arbre en puissance perpétuel, l’arbre poursuit son chemin en moi, traçant une voie que je peux suivre.

SCHL

Savoir faire des idées aussi virales que le virus, qu’elles bénéficient d’autant d’infrastructures que les sociétés en ont fourni à l’économie et… au virus… une idée, belle, puissante, c’est une autre sorte de virus, elle a ses modes, ses rythmes et son temps à elle, dessinant son génome du temps.

Nous ne savions pas pourquoi se battaient nos pères, énoncés leurs motifs nous auraient fait sentir notre place infime ou marginale, enfermés avec eux, se dessinaient immanquablement des territoires : de partage, d’échange, d’exclusion, de fuite, … qui mèneraient inévitablement à leur mort.

CQSD

Incinération

Infime narration

Ainsi négation

Ainsi infirme nération

AAAA

« Ça m’aura pris un temps infini de revenir à vous. Un temps infini. Non précisément 3 ans. Je pourrai recommencer cela huit fois. Exactement. » 

Ce sens de l’infini.

QEHK

« Et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l’état humain » Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant X

WIYE

Elle coule sans cesse. Ce qu’elle charrie, avec beaucoup d’efforts on peut le recueillir. Ces objets déposés sur tes grèves ne t’apprendront rien d’elle, mais c’est tout ce que tu peux recueillir.

LMBE

On a dit « impensé », et « désastre ». Ce que tu n’as pas saisi, c’est qu’on t’indiquait ainsi la porte du domaine où il te fallait vivre.

On a dit « lieux de passage », et tu saisis enfin que c’est là que tu resteras. 

RIKD

Là, il y avait l’amour, et le silence, et le langage du corps, qui excède en tout le langage.

Il ne reste que la langue commune.

QKCE

Aveugle, tu t’es dit « Je vois mieux », et « J’ai enfin vu ».

Mais qu’as-tu vu ?

BLME

Il m’a toujours semblé qu’il manquait des lettres au mot Bleu.

CRPO

On essaie de se raconter, sans paroles. Juste par des mouvements, des postures.

Parfois sans destinataires, ou encore sans témoins.

HIER

(…) je ne sais pas comment il se prononce. C’est un de ces mots, restes de langues qui n’ont jamais existé, ne se prononcent pas, ne peuvent se reconstituer sans se perdre, comme il en existe tant, autant que de galets sur une plage, sans rapports entre eux, restes sans mémoire d’histoires sans témoins ou pas vécues.

AJTE

Les Allemands ont un mot pour dire présent : Gegenwart

Il s’agirait alors ici de donner un sens à Gesternwart, formé de la contraction de Gestern et Gegenwart. 

Et se souvenir que Stern veut dire Étoile dans cette langue.

Tout cela est totalement gratuit.

CENT

Enfance, petite enfance.

Lui poser la question. Trouver le moyen de la lui poser. Trouver la façon de la formuler. Une question sur le temps de l’enfance, le langage, l’éternité dans un temps ramassé, une éternité finie.

HECK

D’abord il y a eu le problème de la mort, puis celui de la violence. 

Infinitésimal et convergences de suites à l’infini, puis échelles harmoniques.

SUKC

Il faut imaginer ou plutôt comprendre que chaque mouvement de l’arbre, de chacune de ses branches, de chacune des aiguilles au bout de ses branches, est absolument irréductible à tout autre, inclassable, inouï. Il ne peut être déduit des gestes précédents immédiatement pas plus que de quelques moments plus lointains. On ne pourrait pas non plus déduire le moindre instant dans l’avenir de ce qu’on peut observer.

Imagine alors chacun de tes pas de la même façon. Peut-être enfin apprendras-tu à marcher.

ASCH

Imagine que ce que tu nommes dessin et vois dessin, est la trace d’une multitude de mouvements indépendants, sans liens ni coordination, fruits d’aucune histoire ni intention commune.

La très petite trace des mouvements, que la page que tu as disposée pour les recueillir te livre dans un espace limité te fait l’effet d’un tout, étrangement familier, banal même, et hospitalier, harmonieux. 

On peut ici commencer à poser la question d’un génome du temps.

DIOG

« Qu’as-tu fait de ce temps si tu ne l’as pas employé à vivre ?

– Je l’ai passé à naître. »

(… pourrait être l’extrait d’un conte animalier, un dialogue de hannetons)

LAME

(…) j’oublie le passage du vent dans les branches de l’arbre qui se traduisait par un changement permanent des ombres sur la table de pierre.

Pourtant je suis toujours présent parfois dans cette sorte d’île, de lieu sous l’arbre où je pressentais que le passage du vent dans les branches et la mobilité des ombres sur la table de pierre serait signe de l’oubli et de la permanence d’un passage dans la mémoire et sans traces.

La présence insistante d’une absence que je pouvais sentir plus intensément qu’un corps sans doute par les mouvements des ombres et de la lumière sur la table de pierre et par le souffle incessant dans les branches de l’arbre dont j’oubliais la présence.

Comme gestes affairés légers autour de moi qui m’oubliais dans la sensation d’une présence qui ne trouvait pas de corps pour s’incarner.

Alors là, mais où ?, il y avait un arbre, et les mouvements des ombres de ses branches, innombrables, incessants, dans les souffles de vent, sur la table de pierre. J’avais déposé une feuille pour qu’il dessine, un a3. Moi, je ne faisais que passer ou retourner voir, comme un contremaître qui vient constater l’avancement d’une tâche.

J’oublie souvent et me souviens parfois que je promène le regard d’un mort (…)

WORT

Tout est affaire d’espace sauf l’espace qui est affaire de temps ? Quand un amour a passé, doit-on dire plutôt qu’il n’a plus lieu ?

TERR

J’y pense chaque jour. C’est comme un deuil, mais à l’envers.

PLAN

Seule harmonie : rapport de deux mouvements quelconques, indépendants et irréductibles l’un à l’autre.

Problème : trouver un plan dans lequel recueillir ensemble quelques unes de leurs traces.

QLVJ

Tu touches son bras, et lui dis :

« Mon bras, il ne peut rien pour vous… Si vous avez éprouvé quelque réconfort que ce soit lorsque j’ai exercé cette légère pression sur votre avant-bras, ce sentiment vous ne le devez qu’à vous-même… »

Pourtant on préfère rester dans la gêne et la douleur souvent jusqu’au moment où une autre main se posera sur votre bras, et qu’on pourra attribuer à cet autre la dose de réconfort éprouvée.

On entretient au-dedans, souvent jusqu’au sacrifice de pans entiers de soi, cette sorte d’infrastructure, lieu de passage et place de l’autre. 

QACR

Architecture. Autant comme façon de rendre un espace possible que d’y construire même.

Puis la synthèse de l’espace et de la construction.

Et si tout cela doit prendre place dans le réel, cette question d’éthique  qui fait circuler l’esprit entre possible et désirable.

PAGE

Portes, autant de pages d’un livre. L’histoire est écrite sur l’âme du bois, ou dans chaque pièce qu’elle fait communiquer.

Portes comme virgules dans l’espace construit.

Porte, page et passage.

LIEU

J’ai le soupçon de cela : l’arbre dans sa dimension locale, son envergure, celle de son branchage, jouissait de sa propre étendue et loin d’être planté là il connaissait l’infini, l’univers sans limite de son corps qu’il ne reconnaissait sans doute qu’à l’occasion comme sien.

Cette forme de liberté centrée sans centre.

Peut-être cette façon de faire lieu ou monde à l’inexistant centre d’un espace sans forme.

URSZ

Je n’ai rencontré que toi durant toutes ces années et tu pars déjà.

ATST

Il s’agit d’autre chose que de l’idéalisme.

Plutôt quelque chose qu’on aurait découvert niché en soi, une forme de perception singulière, un sentiment tenace.

Quelque chose qui subsiste et qui vous semblerait avoir traversé le temps. Je veux dire davantage que le temps que les choses ou émotions ordinaires peuvent traverser.

Sentir que ce morceau de soi avait capturé du temps, ou avait traversé le temps en restant inaltéré, a pu vous rendre méfiant ou même vous inquiéter: de l’inquiétude de ceux qui possèdent ou croient posséder quelque chose.

AGME

… car tout ce qui ajoute au jeu ou le contraint peut le tuer. Son extrême fragilité est son plus grand atout.

MBTA

Je vois passer un poisson d’argent sur le carrelage de l’appartement que j’occupe à Beyrouth, et me dis : il ne mange que de petites fibres, peut-être même que de la poussière… La nature a mis au monde un être qui mange de la poussière. Un chevalier de la poussière.

Et puis : qu’est-ce qui a fait que je suis homme et lui poisson d’argent ? Pourquoi n’ai-je pas été un poisson d’argent ? Quelle probabilité de cela ? que je sois un homme et lui autre dans l’ordre du vivant ?

C’aurait été bien moins improbable que de voir de mon vivant une vie venue d’ailleurs.

MORT

Tu peux revoir l’angoisse monter en toi, ou autour de toi et tout submerger : situation où, voulant vivre comme tous les autres, tu es condamné à mort durant l’enfance et ne trouves aucune issue ni en toi ni hors toi.

LIED

Tu comptes tout avec une telle méticulosité.

Tu conçois ton propre labyrinthe.

ULIE

Est-ce parce que tu échafaudes en grande partie la réalité dans laquelle tu te tiens que tu n’es jamais parvenu à retrouver le chemin de ceux que tu aurais perdus ?

Tu enterrerais dans les décombres de ton désir les êtres que tu as aimés.

Et ne cesses de les aimer quand tu en as perdu le désir.

CHRI

Sans les présents d’hier, on pourrait aller jusqu’à se croire heureux.

GEST

À peine reconnu, l’arbre commençait à étendre ses mouvements vers l’avant et vers l’après.

MGAR

L’appel du monde résonne plus fort que l’amour que j’ai pour vous. 

VATE

Se projeter au présent au loin est impossible mais ressentir l’insensible de là-bas, saisir dans l’immédiat ce qui est au-delà de ce que je peux sentir.

ANNA

Il est impossible même si on n’en détache pas les yeux de connaître la trajectoire d’un homme traversant une pièce.

LUCO

Elle est retrouvée.

Quoi ? – L’éternité.

C’est la mer allée

Avec le soleil.

Arthur Rimbaud, Quoi ? L’éternité

ZZZZ

on ne perd jamais assez
il faut que les maris laissent partir leurs femmes
que les amants laissent partir les amantes et les hommes et les femmes leurs coeurs les esprits leur mémoire
le vent son souffle et l’océan sa mer
le lit son fleuve
les hommes leur amour
le temps que le feu dévore tout une éternité
que ce monde effondré soit rendu à lui-même
plus une ville plus un visage plus un enfant plus un amour
fleurs fanées résistent mieux que fleurs vives toujours déjà passées

champs de coquelicots sitôt cueillis sitot fanés, ne sachant pas faner
champs d’oliviers pétrifiés

FERA

L’arbre prend-il du plaisir à dessiner ? sans doute pas, il est plus certainement dans la joie du mouvement de sa ramure lorsque, par la ficelle nouée, il agite un crayon.

DIRO

Nos chairs sont tendres si nous disparaissons rien de nos histoires ne sera conservé 

pas davantage répété 

comme des herbes formant des motifs très beaux dans la campagne qu’un marcheur foule aux pieds sans voir

GHVS

Ça sentait le savon et la poussière. C’était une sorte de sous-oeuvre, un cagibi, c’est comme ça que sentent les lieux de passage. On n’y passe pas. C’est comme ça que passent les points de rebroussement. On n’y va nul part mais les choses y passent. Des choses s’y passent avec un parfum d’aventure.

AHST

J’ai trouvé un moyen d’y revenir. Il a suffi que je chemine distraitement le long d’une échelle sur laquelle les mois étaient inscrits à rebours.

CMPT

Faire avec l’incalculable. L’avenir et le passé s’y mirent.

AQOD

Ma nature me tue

Je ne serais pas homme s’il en était autrement

QUAT

Si je retombe sur un motif analogue à un précédent dans ce travail, il faudra les voir comme je vois deux traits proches tracés par l’arbre sur la feuille : s’ils ont lieu commun, ils ne peuvent être liés par rien

JEVO

Mais je vous écris de ces moments-là où si jeune à toute époque de ma vie j’ai été aboli dans la sidération, un instant éternel dans la magie intime d’un corps

CQTT

Enfant on croit aux premières choses qui tombent d’une boîte. Les animaux, le premier qui tombe… celui qui se retrouve le plus loin… Premier contact immédiat avec le réel. Et on s’y forme.

ILES

« Il disparaissait par chute, voilà ce que je n’avais pas compris », Henri Michaux, in Mes propriétés.

 

POST

Je travaillerais à la fois à l’écriture du texte et à son incinération.

Incinérance en quelque sorte.

LIEG

S’il attend dans un lieu de passage, ce n’est pas pour nous voir passer. 

Il patiente simplement au milieu de l’espace libéré des habitudes du désir, comme distendu ou dévasté.

MAET

Il existe des périodes qui vous transforment et vous dévastent, et ont l’air de l’intérieur incommensurables, et pourtant durent trois ans.
Avoir un enfant et passer les premières années avec lui, une passion ou un long affolement amoureux, …

Un architecte, s’il en existe, doit savoir, dans un espace limité, mesurable, créer des lieux qui ont cette vertu d’être des tout, des infinis ou incommensurables, être les lieux des ces temps paradoxaux, métaphysiques.

À ce titre, un architecte me semble devoir, nécessairement être métaphysicien. Concepteur d’espaces métaphysiques, c’est à dire tout simplement de lieux.

Un génome du temps pourrait s’appeler : Une architecture du temps« .
Faire dessiner le temps, lui en fournir les outils : génomique ou architecture.

Le réel est le lieu dans lequel il n’y a pas eu besoin de l’homme pour aboutir à cette synthèse : un processus construit et architecturé qui donne au temps la possibilité de dessiner à l’échelle ou dans un cadre accessible à l’entendement humain.

GMSE

L’arbre segmente. Mouvements de balancier.Plus que tracer, écrire ou dessiner, il coupe.

RIVE

Creuset, de contact intime avec le temps, l’angoisse, le soir, la petite métaphysique dans la douleur, le plaisir comme couleur vive, …
Je créais sans cesse et elle, me surplombant à peine de quelques mots, me rattrapait toujours quand je commençais à glisser dans les trappes. Cela est sous-jacent à toute forme de création plus élaborée, post création reposant au fond sur les embranchements de cette métaphysique intime. A partir du moment où on crée depuis l’intime de son corps (pas nécessairement son propre corps), assez aisé d’y faire couler de l’eau dans la place de Tirana, sa semence  dans son corps a elle, … Pas plus difficile de faire naître le projet d’une colline d’un rêve agité ; compter sur son corps d’une autre façon pour entrer en lien avec un corps social et comprendre les liens intimes qu’il tisse avec son histoire ; faire jaillir des traits et des réseaux vers les espaces vastes du langage depuis des asters intimes, intenses, des passages sans médiation ou transition de l’infime à l’immense ; construire dans ces proportions des rapports d’échelles architecturaux ou comprendre un territoire urbain comme on sent une parcelle de son corps.

EICS

Les sciences m’ont donné le goût d’un fort rationalisme, et le sens de l’importance d’une certaine dose de folie et de faiblesse, la conscience du danger de croire à la logique.

AIUN

Comprendre comment ta voix résonne alentour.
Comment frêle elle est audible au milieu des rumeurs permanentes.
Qu’elle vaille le silence jamais entendu (et la paix ?)

DUSG

Le temps environnant la mort, la subjuguant.
La mort enveloppant le temps

CLUE

S’attaquer au passé : rien à voir avec le sonder, plutôt le subjuguer, trouver un mouvement vide similaire à un moment d’hier

AIEN

Quelque chose voulait passer au réel mais n’en trouvait peut-être pas la voie.

DFJO

« J’ai toujours été étonné du peu de finesse de mes contemporains, moi dont l’âme se tordait du matin au soir rien qu’à se chercher. »

S. Beckett

PAPA

Parfois tu redoutes d’entendre « tu simules en toi la vie que tu as perdue jusqu’à ce que la mort vous sépare ».
Est-ce à ce titre que cette phrase « tu promènes le regard d’un mort » te suit et te fascine ?

VLNG

Palindrome
Les mots et le vide.
Si je ne peux te toucher, te prendre dans les bras, ni même te voir désormais : certains croient qu’un mot peut encore protéger, sauver ou au moins se transmettre, qui soit encore de l’amour. D’autres dont je croyais être ne pensent pas cela, et incantent le vide et l’absence sans espoir que leur agitation et leur trouble remontent jamais jusqu’à toi.
Entre ces deux catégories d’hommes, si un écart semble creusé, important, infranchissable, il apparaît peut-être en réalité que la frontière soit infra-mince ou nulle ; les premiers utilisent les mots dans ces lieux ultimes comme ils utiliseraient des morceaux de bois ou toute autre matière disponible, et les promettent au vide ou à l’incinération, les autres, s’ils font reposer sur le langage leur expression, ne peuvent aujourd’hui y trouver qu’un vide fondamental, un inachèvement et une solitude fondateurs ou du moins indépassables.

HJLI

Tellement peu de chemins en moi.
Pour me déplacer, je ne suis qu’un seul chemin, toujours le même, qui ne ressemble à aucun autre.

TEOB

Au loin, les constellations, sans intermédiaires se dessinent et m’apparaissent

JEAN

C’est une question de temps. On attend toujours que quelqu’un la formule.